Une fois repéré, le faon est mis à l’abri sous un cageot. Il sera libéré une fois le fauchage terminé.
L’équipe d’intervention est à pied d’oeuvre. La parcelle qu’elle va inspecter avec son drone lui a été indiquée la veille par l’agriculteur qui s’apprête à la faucher.
Tous les membres de la Fondation Sauvetage Faon Vaud sont bénévoles. Parmi eux, de nombreux retraités.
L’un des deux faons sauvés ce matin-là.
Récupération du drone une fois le champ survolé.

Equipés de drones, ils repèrent les petits de chevreuils dans les hautes herbes et leur évitent de périr ou d’être blessés sous les lames des faucheuses.
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J’ai eu la chance de pouvoir suivre dans la Broye vaudoise l’une des équipes de bénévoles qui mènent ces opérations. Bilan de la matinée: deux faons sauvés. Localisés par la caméra thermique du drone, ils sont mis à l’abri sous des cageots, ce qui permet au paysan de les éviter pendant le fauchage, après quoi ils sont libérés et filent retrouver leur mère.
Chaque année, depuis l’introduction de ce procédé très efficace, de nombreux faons échappent au sort qui les menaçait jusque-là. En entendant le bruit de la faucheuse, leur réflexe naturel est en effet de se terrer dans les hautes herbes plutôt que de s’enfuir.

 

Texte et photos : Yves Lassueur

En fauchant son champ, l’agriculteur prend bien garde de ne pas toucher le cageot sous lequel se trouve l’un des bébés chevreuils.
Le fauchage vient de s’achever. Ce matin, c’est à la fille de l’agriculteur que revient le plaisir de libérer le faon.
Dernier regard sur l’animal avant qu’il déguerpisse. Dans quelques secondes, il filera retrouver sa mère qui l’attend dans le bois.

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