3000 colis alimentaires samedi 6 juin 2020 .

3000 colis alimentaires ont été remis ce samedi dans le cadre de la dernière distribution organisée aux Vernets.Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat, et Christina Kitsos, conseillère administrative, étaient sur place, en compagnie des associations largement mobilisées sur cette action. Le premier pour préciser l’organisation décentralisée qui va mobiliser des communes aux côtés de la Ville de Genève. La seconde pour dresser le bilan de cette première phase pilotée depuis le 2 mai par la Ville de Genève.

Les deux magistrat.e.s ont salué la contribution essentielle des bénévoles, l’engagement des services de la Ville de Genève, la collaboration efficace avec les partenaires associatifs et la générosité des donateurs, privés et publics, qui ont permis à Genève de faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

Les distributions alimentaires organisées aux Vernets ont pris le relais du mouvement lancé par la Caravane de Solidarité. Elles ont permis à des milliers de personnes, dont de nombreuses familles avec de très jeunes enfants, de recevoir une aide alimentaire d’urgence. Elles ont pu être mises en œuvre grâce à une collaboration avec les Colis du cœur et la Fondation Partage – Banque alimentaire genevoise. En cinq semaines, le nombre de colis distribués aux Vernets est passé de 1500 à plus de 3000 par semaine, tandis que le nombre de personnes inscrites aux Colis du cœur a lui plus que triplé pour atteindre aujourd’hui le chiffre de 14’030.

La crise sanitaire a en effet fait basculer dans la précarité et l’insécurité alimentaires plusieurs milliers de personnes résidant à Genève, en raison de la perte brutale ou de la diminution de leurs revenus Les retards de loyers et les factures qui s’accumulent, en particulier celles des assurances-maladies, sont aujourd’hui les préoccupations premières des bénéficiaires de cette intervention d’urgence.

Il faut noter qu’en plus d’un accès à des denrées alimentaires de base et à des produits d’hygiène, le dispositif coordonné par la Ville de Genève a permis à ces personnes d’avoir accès à de l’information sociale et à une information sanitaire de base.

Vers une deuxième phase décentralisée

Avec l’appui des associations partenaires et de la Ville de Genève, le canton travaille depuis trois semaines avec plusieurs communes dans le but d’opérer une transition vers une distribution de biens de première nécessité répartie sur plusieurs sites, à partir du 15 juin. À ce jour, les Villes de Meyrin, Vernier, Versoix et du Grand-Saconnex se sont mobilisées pour prévoir ces distributions sur leur territoire. Ces sites complèteront ainsi le dispositif actuel. En Ville de Genève, les écoles de Trembley et d’Hugo-de-Senger sont pressenties pour accueillir les prochaines distributions décentralisées. Un sixième site se trouvera dans les locaux des Colis du Cœur, situés sur la commune de Carouge. Les distributions décentralisées dans les communes permettront de diminuer progressivement l’envoi de bons alimentaires.

En outre, d’autres communes envisagent d’étendre l’activité de leurs épiceries solidaires afin de permettre aux bénéficiaires des Colis du Cœur résidant sur leur territoire de pouvoir y recevoir une aide alimentaire.

Cette solution transitoire multi-sites est prévue jusqu’au 15 septembre 2020 et a l’avantage de proposer une aide alimentaire au plus près du domicile des bénéficiaires. Elle s’inscrit dans une dynamique d’action de proximité dans le contexte des conséquences sociales de la crise liée au coronavirus. Ensuite de la dernière distribution ce jour à la patinoire des Vernets, les bénéficiaires seront progressivement orientés vers des nouveaux points de distribution, qui renforceront le dispositif en fonction des ressources à disposition des communes. L’un des objectifs escomptés de cette décentralisation est aussi de diminuer le temps d’attente pour les bénéficiaires de l’aide alimentaire.

Outre le travail de coordination du dispositif d’aide alimentaire qu’il mène sous l’égide du département de la cohésion sociale, le canton apportera par ailleurs un soutien financier de 5 millions de francs à la Fondation Partage pour permettre de concrétiser cette phase de transition et compléter les colis alimentaires, à la suite du large vote du Grand Conseil jeudi 4 juin 2020.

La Ville de Genève, par l’intermédiaire de Christina Kitsos, salue le fait que la question de l’urgence alimentaire qu’elle a portée seule dans le cadre de la crise sanitaire soit endossée par l’ensemble de nombreux partenaires sous la houlette de l’Etat.

Au nom du canton, Thierry Apothéloz remercie les bénévoles et redit sa reconnaissance envers les communes engagées à ce stade, dont les magistrat.e.s étaient également présent.e.s ce jour. Ces dernières ont en effet rapidement manifesté leur volonté de coopérer, conscientes du fait qu’il s’agit là de la gestion d’une crise sans précédent.

L’action se déroule jusqu’au 8 juin 2020

Le masque des inégalités sociales

Lundi 18.05.2020

Sophie Le Garrec, «Le masque des inégalités sociales», REISO, Revue d’information sociale  https://www.reiso.org/document/5951

 

Les mesures appliquées pour prévenir certains risques sanitaires ne savent toujours pas tenir compte des inégalités sociales. De plus, elles stigmatisent des parties de la population. Avec le coronavirus, c’est le totem des âges. Réflexion à vif.

Par Sophie Le Garrec, sociologue, maître d’enseignement et de recherche, Université de Fribourg

Les oukases prononcés actuellement à l’encontre de certains groupes désignés comme « à risque » nous interrogent sur la manière dont les instances de prévention, les politiques et les médias se saisissent des données délivrées par les analyses épidémiologiques et notamment des catégorisations partielles des risques. Si la crise sanitaire de la Covid-19 peut nous servir d’illustration, bien d’autres thèmes pourraient être également mobilisés, car le mécanisme à l’œuvre n’est pas nouveau et spécifique de la situation actuelle.

Les biais des « tranches d’âge »

La notion d’âge ou de classe d’âge se retrouve encore très souvent dans les discours publics (politiques, préventifs, administratifs et médiatiques) mobilisée comme une simple donnée naturelle, unidimensionnelle et dépouillée de toutes ces formes composites. Or, faut-il le rappeler, l’âge est une construction sociale. En matière de santé publique, les analyses qui en sont faites et les décisions qui en découlent reposent sur deux écueils :

  • sur la constitution de classes d’âge établies à partir de la date de naissance, faisant foi dans cette logique, de compétences sociales et d’un processus biologique pensés comme homogènes ;
  • sur une variable « âge » appréhendée comme une simple donnée quantitative permettant d’accéder à des moyennes ou des médianes mobilisées comme argument justificatif de certains choix politiques (confinement strict, autorisation légale de consommer certains produits, etc.) [1].

« Les jeunes », « les 15-25 ans », « les personnes âgées », « les 65 ans et plus » seraient censés faire les mêmes choix, avoir les mêmes destins, etc. Cette construction irréaliste de groupes-types, qui incarneraient in fine la quintessence de personnes nées à la même période, fait fi des appartenances socioprofessionnelles qui structurent pourtant fortement les inégalités sociales liées aux trajectoires de vie et aux rapports de santé. La maladie, la sénescence ou la mort ne sont pas, pour paraphraser Simone de Beauvoir à propos de la vieillesse [2], des pentes que chacun descend à la même vitesse ! Or, la logique de raisonnement par classes d’âge nie cette réalité.

Les messages délivrés par l’Office fédéral de la santé publique ou Promotion santé suisse sont biaisés lorsqu’ils associent les « 65 ans et plus » à des états de santé et des « vulnérabilités » indistinctes, que ce soit pour le coronavirus ou, par exemple, pour les problématiques de l’obésité-surpoids. D’une part, tous les âges après 65 ans ne sont pas uniformément touchés par la maladie (cancers, cardio-vasculaires, Covid-19, etc.). D’autre part, les appartenances socioprofessionnelles sont des déterminants souvent bien plus influents que l’âge.

La longévité : succès ou maladie ?

Pour se préserver d’un virus potentiellement mortel, il s’agit d’adopter les gestes barrières et de se confiner, voire de s’isoler totalement pour les plus « fragiles ». Telles ont été, et sont encore dans certains pays, les recommandations pour les « 65 ans et plus ». Plusieurs aspects stigmatisants et réducteurs se posent cependant dans ces manières de décréter de telles décisions unilatérales.

Tout d’abord, alors que d’un côté nos sociétés se prévalent de leur succès à travers la longévité de leurs populations et de l’espérance de vie, d’un autre côté les politiques sociales, économiques et de santé ne cessent de désigner ces mêmes populations comme « des poids », « des dépendants » socio-sanito-économiques ou des « facteurs de risque ». Ce paradoxe est renforcé par les définitions et les normes de santé de plus en plus « sanitaires », si j’ose le pléonasme. D’un groupe défini à risque, les plus âgés sont devenus des risques en soi et le vieillissement une nouvelle affection qu’il s’agit de prévenir. Ce qui n’est pas sans aggraver le stigmate, car aujourd’hui, plus la santé s’avère effective, plus la maladie devient inacceptable. Et plus la sécurité prime, plus le risque est irrémissible. La maladie-vieillesse et le risque-âge peuvent dès lors se voir décrier, confiner et pathologiser sans susciter la moindre controverse.

Les inégalités sociales en santé

Ensuite, lorsque dans le discours public est asséné que « les 65 ans et plus » seraient à/un risque, est-ce réellement le cas ? La question peut paraître provocante si l’on s’en tient aux seules statistiques de l’Office fédéral de la santé publique. Les chiffres mis à disposition du grand public relèvent plusieurs caractéristiques significatives dans la mortalité de ce virus : les hommes, les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires et de diabète, les « 80 ans et plus » et les personnes obèses [3]. Point aveugle de la lecture de cette pandémie : l’appartenance socioprofessionnelle des personnes qui n’est nullement abordée. Quid des inégalités sociales ? Les études sociologiques relèvent pourtant que l’obésité, les maladies chroniques et l’espérance de vie (globale et sans incapacité) des individus ne touchent pas les milieux sociaux de la même manière [4]. Les rares travaux – absents en Suisse – sur l’espérance de vie globale et sans incapacité selon les appartenances socioprofessionnelles démontrent la persistance des inégalités en matière de santé : les différences entre un cadre et un ouvrier à l’âge de 35 ans en France sont de six années pour l’espérance de vie globale et de dix années sans incapacité [5].

Le virus concerne, certes, toutes les catégories sociales, mais à n’en point douter, certaines plus que d’autres. Bien qu’invisible pour l’instant en Suisse, cette variable est importante si l’on en croit les premiers constats établis pour les zones ou régions particulièrement touchées en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Dès lors, pourquoi focaliser sur le seul « âge » ? Pourquoi vouloir confiner de manière plus conséquente comme ont pu le mentionner certains médecins et politiques, « les 65 ans et plus » ? Si l’objectif est réellement « de protéger les plus vulnérables », pourquoi ne pas prioriser le confinement de toutes les personnes obèses, de sexe masculin de plus de 70 ans ?

L’imperméabilité aux logiques sociales

Adapter les discours préventifs et les mesures sanitaires aux particularismes sociaux est un impensé étonnant des instances de santé publique. Ces dernières partent encore du postulat que la santé serait un besoin primaire assujetti aux exigences du corps invariablement identiques pour tout le monde : une information globalisée universelle visant le plus grand nombre. Pourtant, les rapports à la santé ne peuvent se penser au singulier. Par exemple, les usages sociaux de la santé et la réceptivité des messages préventifs contrastent fortement selon les milieux sociaux. Les publics les plus sensibles à ses discours et les plus « consommateurs » du système de santé appartiennent aux catégories les mieux loties alors que, à l’inverse, les plus modestes ou précaires y sont indifférents ou critiques [6]. Plusieurs explications sociologiques éclairent ces constats.

Premièrement, les représentations de la santé, du corps, des risques sont façonnées selon les cultures somatiques et sanitaires. Elles se caractérisent selon les appartenances sociales et explicitent les écarts d’adhésion aux recommandations. Elles se distinguent aussi sur ce « qui fait santé », avec toute « une série de principes de cohérence » [7] divers et variés (alimentation, sport, etc.). Sur le continuum des catégories socioprofessionnelles, la santé répond tantôt à une logique curative, de nécessité, d’utilité soutenue par une vision instrumentale du corps pour les plus modestes alors qu’elle s’ancre davantage dans une logique hédoniste, d’agrément et de confort pour les plus aisé.e.s [8].

Des mesures de confinement aux pratiques de « bonne santé » ou de comportements « sains », des injonctions au respect des mesures barrières à la définition de la bonne hygiène de vie, cette pensée standardisée et monocéphale reste imperméable à l’analyse des logiques sociosanitaires. Imperméable aussi à la concurrentialité des risques en présence : pour certain.e.s, la crainte de perdre son emploi tend à occulter ou minimiser le risque de la Covid-19 ; le respect des préceptes hygiénistes nutritionnels visant à « manger sain » pèse peu lorsque l’urgence est tout simplement de manger ; etc.

Faire comme si « ça » n’existait pas, c’est renoncer à comprendre la réalité concrète des modes de vie inégaux et renforcer l’iniquité. Se contenter de prescrire les bons comportements sans les confronter à ces particularismes, c’est l’assurance de passer à côté d’une partie du public.

La prévention, simple garrot moral ?

Dans la crise sanitaire que nous vivons actuellement, mais aussi dans d’autres modélisations préventives, il faudra(it) questionner in fine les mesures appliquées. N’engendrent-elles pas d’autres fractures sanitaires et sociales : effets de glissement, dépression, accroissement des (co-)morbidités ou encore renforcement de la stigmatisation de certains publics-cibles.

Sur ce dernier point, notre optimisme n’est pas de mise.

Alors que, depuis des années, les politiques de la santé publique ont largement façonné cette manière déficiente d’appréhender les âges, ces mêmes instances organisent aujourd’hui des campagnes contre cette stigmatisation de « nos aînés », « nos jeunes », « nos obèses ». Dans les campagnes préventives sur l’obésité-surpoids, répétées pendant plus de vingt ans avec en subtext le discrédit des personnes obèses, les autorités s’offusquent aujourd’hui des préjugés sur ces mêmes personnes. N’appelle-t-on pas cela « pompier pyromane » ?

Enfin, la place des inégalités sociales pour penser la santé et la prévention ne figure toujours pas dans la lecture des problématiques de santé, la crise sanitaire actuelle en est la dernière illustration. Dès lors, l’idéal prescriptif « pour tous » des instances sanitaires n’est qu’un vain mot. Tant que cet angle mort de l’analyse ne trouvera pas une place centrale dans les politiques de santé publique, la prévention ne restera qu’un simple garrot moral.

Caravane de Solidarité 8 et 9 Mai 2020

 2020 pas deux fois 20 mais 1683 colis en l’an 2020 dans la Genève Internationale .Des sacs de nourriture de Frs 20.00 mais pas pour tous étant donné l’afflux de demandeurs, on n’est pas dans le tiers monde, on n’est pas en 1929 ni en 1945 mais en 2020 à Genève. Mauro Poggia,Serge Mimouni,Thierry Apothéloz

La pauvreté de Genève était visible samedi 8 mai 2020.

Les images saisissantes de tous ces gens attendant, certains pendant plus de 6 heures en une file  de plus de 200m du parking des Vernets qui se prolongeait le long de l’ Arve, ont choqué la Suisse entière. 

1770 colis ont été distribués par la Caravane de Solidarités aux plus nécessiteux de notre Ville, les laissés pour compte. Parmi eux, des sans-papiers dont on parle beaucoup, mais aussi des femmes de ménage déclarées dont les patrons n’ont pas hésité à ne plus les payer puisqu’elles ne peuvent plus effectuer leur travail, des familles monoparentales, des familles nombreuses qui n’ont plus les moyens de se nourrir, d’aller chez le médecin, étranglées par les charges à payer avec un revenu qui a fondu par ces temps de crise.

Au cours des semaines le nombre de ceux qui ont recours à ces distributions de denrées alimentaires augmente montrant que la crise économique touche une couche sociale fragilisée qui au fil du temps  qui passe ne saurait survivre sans cette aide ultra nécessaire.

Tous n’ont pas été servis , une nouvelle distribution aura lieu samedi prochain.

C’est la Ville de Genève, par son Service des Ecoles et le Service des Sports, qui coordonne ces distributions alimentaires. 

Distribution organisée par la Caravane de Solidarité, en partenariat avec les Colis du Coeur et Partage. Elle nécessite un engagement important dont Médecins Sans Frontières, les HUGS-CAMSCO, le Groupe Sida Genève pour leur expertise sanitaire, l’EPER, le CSP et le Planning Familial pour leurs compétences en matière d’information sociales et de la Comédie de Genève pour la gestion des bénévoles. Cette action permet de mettre en relation avec le réseau associatif et les aides sociales des personnes en grande précarité qui étaient jusqu’alors hors système.

Parallèlement un appel aux dons ainsi qu’un engagement comme bénévole est lancé à la population.

 

Les personnes qui désirent agir en tant que bénévoles peuvent s’inscrire auprès de:

 

actionsculturelles@comedie.ch 

 

 

Texte: Danielle Foglia-Winiger

#samedi9mai2020 #geneve#villedegeneve #solidarite #entraide #generosite

1400 personnes ont attendu parfois plus de deux heures aux Vernets à Genève  pour un sac de nourriture à 20 francs pour nourrir leur famille  dans un des pays les plus riches du monde .

Collecte d’aliments et de produits d’hygiène le 1er mai à la Patinoire des Vernets pour les plus démunis. Soutiens de la Ville de Genève, Médecins sans frontières,HIG-Camsco,Groupe Sida Genève,Les Colis du Coeur,l a fondation Partage,la Comédie de Genève et BioApply.

1370 colis distribué samedi 2 mai  2020 comprenant chacun :

– 2 kg de riz

– 1 kg de pâtes

– 1 litre d’huile

– 2 boîtes de thon

– 2 boîtes de sardines

– 1 kg de sucre

– 1 boîte de cacao en poudre

– 2 boîtes de sauce tomate.

– 1 set d’hygiène composé de : 1 dentifrice, 1 shampoing, 1 produit de douche, 2 rouleaux de papier toilette, savon

– Pour les familles avec enfants et bébés, il serait formidable de compléter cette liste avec en plus : des céréales, des couches pour bébé, des lingettes, des biscuits.lait longue conservation

 

https://www.facebook.com/caravane.de.solidarite/

La caravane de la solidarité – Geneve

SWIFT/BIC UBSWCHZH80A

Iban CH42 0027 9279 3606 5101 U

 

 

Samedi:©Christian BONZON  

Vendredi ©Demir Sonmez 

(https://www.photographygeneva.com)

 

 

 

#caravanedesolidarité #pauvrete  #geneve Caravane De Solidarité – Genève Ville de Genève – Officiel Médecins Sans Frontières Les Colis du Coeur LES COLIS DU COEUR à Aulnaysousbois93 Sandrine Salerno #entraide #generosite #humanity #samedi #2mai estheralder

Les deux magistrat.e.s ont salué la contribution essentielle des bénévoles, l’engagement des services de la Ville de Genève, la collaboration efficace avec les partenaires associatifs et la générosité des donateurs, privés et publics, qui ont permis à Genève de faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

Les distributions alimentaires organisées aux Vernets ont pris le relais du mouvement lancé par la Caravane de Solidarité. Elles ont permis à des milliers de personnes, dont de nombreuses familles avec de très jeunes enfants, de recevoir une aide alimentaire d’urgence. Elles ont pu être mises en œuvre grâce à une collaboration avec les Colis du cœur et la Fondation Partage – Banque alimentaire genevoise. En cinq semaines, le nombre de colis distribués aux Vernets est passé de 1500 à plus de 3000 par semaine, tandis que le nombre de personnes inscrites aux Colis du cœur a lui plus que triplé pour atteindre aujourd’hui le chiffre de 14’030.

La crise sanitaire a en effet fait basculer dans la précarité et l’insécurité alimentaires plusieurs milliers de personnes résidant à Genève, en raison de la perte brutale ou de la diminution de leurs revenus Les retards de loyers et les factures qui s’accumulent, en particulier celles des assurances-maladies, sont aujourd’hui les préoccupations premières des bénéficiaires de cette intervention d’urgence.

Il faut noter qu’en plus d’un accès à des denrées alimentaires de base et à des produits d’hygiène, le dispositif coordonné par la Ville de Genève a permis à ces personnes d’avoir accès à de l’information sociale et à une information sanitaire de base.

Vers une deuxième phase décentralisée

Avec l’appui des associations partenaires et de la Ville de Genève, le canton travaille depuis trois semaines avec plusieurs communes dans le but d’opérer une transition vers une distribution de biens de première nécessité répartie sur plusieurs sites, à partir du 15 juin. À ce jour, les Villes de Meyrin, Vernier, Versoix et du Grand-Saconnex se sont mobilisées pour prévoir ces distributions sur leur territoire. Ces sites complèteront ainsi le dispositif actuel. En Ville de Genève, les écoles de Trembley et d’Hugo-de-Senger sont pressenties pour accueillir les prochaines distributions décentralisées. Un sixième site se trouvera dans les locaux des Colis du Cœur, situés sur la commune de Carouge. Les distributions décentralisées dans les communes permettront de diminuer progressivement l’envoi de bons alimentaires.

En outre, d’autres communes envisagent d’étendre l’activité de leurs épiceries solidaires afin de permettre aux bénéficiaires des Colis du Cœur résidant sur leur territoire de pouvoir y recevoir une aide alimentaire.

Cette solution transitoire multi-sites est prévue jusqu’au 15 septembre 2020 et a l’avantage de proposer une aide alimentaire au plus près du domicile des bénéficiaires. Elle s’inscrit dans une dynamique d’action de proximité dans le contexte des conséquences sociales de la crise liée au coronavirus. Ensuite de la dernière distribution ce jour à la patinoire des Vernets, les bénéficiaires seront progressivement orientés vers des nouveaux points de distribution, qui renforceront le dispositif en fonction des ressources à disposition des communes. L’un des objectifs escomptés de cette décentralisation est aussi de diminuer le temps d’attente pour les bénéficiaires de l’aide alimentaire.

Outre le travail de coordination du dispositif d’aide alimentaire qu’il mène sous l’égide du département de la cohésion sociale, le canton apportera par ailleurs un soutien financier de 5 millions de francs à la Fondation Partage pour permettre de concrétiser cette phase de transition et compléter les colis alimentaires, à la suite du large vote du Grand Conseil jeudi 4 juin 2020.

La Ville de Genève, par l’intermédiaire de Christina Kitsos, salue le fait que la question de l’urgence alimentaire qu’elle a portée seule dans le cadre de la crise sanitaire soit endossée par l’ensemble de nombreux partenaires sous la houlette de l’Etat.

Au nom du canton, Thierry Apothéloz remercie les bénévoles et redit sa reconnaissance envers les communes engagées à ce stade, dont les magistrat.e.s étaient également présent.e.s ce jour. Ces dernières ont en effet rapidement manifesté leur volonté de coopérer, conscientes du fait qu’il s’agit là de la gestion d’une crise sans précédent.

7 Commentaires

  1. Où puis-je déposer des dons de nourriture et apporter mon aide pour la préparation des colis et leur distribution.
    Murielle

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